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Je me pose des questions sur ma relation
Tous les couples ont leurs difficultés et se disputent : c’est normal.
Il faut savoir identifier lorsque la relation bascule dans la violence : la violence n’est pas acceptable et est punie par la loi.
- Si tu ne te sens pas bien dans ta relation, c’est que quelque chose ne va pas et tu peux te faire confiance.
- Si tout va toujours dans un sens, que tu n’as pas de place pour t’exprimer, qu’il/elle t’empêche de voir tes ami·e·s ou ta famille, q’il/elle t’insulte, t’a déjà frappé…
- Si tout est toujours de ta faute et que tu ne fais jamais rien comme il faut : tu as toutes les raisons de t’interroger.
Voici un outil pour t’aider à identifier et mesurer la violence dans ta relation
Ce n’est pas de ta faute. Seule la personne qui est violente est fautive. Il/elle n’a pas le droit de se comporter comme ça.
Tu peux en parler à un·e proche de confiance. Peut-être même que cette personne a déjà remarqué que quelque chose n’allait pas dans ta relation.
Si tu te poses des questions, si tu te sens coupable ou honteux·euse, tu peux venir en parler avec un·e professionnel·le de confiance sur le chat commentonsaime.fr
Tu peux te rendre dans l’une de nos associations spécialisées qui sera en capacité de t’accueillir avec bienveillance et te conseiller en fonction de ta situation.
Si tu doutes de toi, ou que ton/ta partenaire te fait douter, tu peux noter dans un carnet chaque fois que tu remarques des comportements qui te mettent mal à l’aise ou te font te sentir mal. Cela t’aidera à mettre des mots sur ce que tu vis, et à valider tes ressentis.
Je m’inquiète pour un·e proche
Tu penses qu’un·e personne de ton entourage est victime de violences : un·e ami·e, une personne de ta famille, ou encore un·e voisin·e…
« Je te crois » « Tu as bien fait de m’en parler » « Tu n’y es pour rien » « C’est lui/elle le/la coupable » « Il/elle n’avait pas le droit, c’est la loi »
Sois à l’écoute, avec bienveillance et sans jugement.
Tu peux engager la conversation avec lui/elle, lorsque tu es seul·e avec. N’hésite pas à lui faire part de ton inquiétude et des signaux qui t’alertent ou des actes dont tu as été témoin.
Il est important que tu prennes en compte ses besoins, sa temporalité et de ne pas la juger. Il ne s’agit pas de le/la brusquer ou de faire à sa place, mais de lui témoigner de la compréhension et du soutien. Sans ça, tu pourrais perdre sa confiance et peut-être même le/la mettre en danger sans t’en rendre compte.
De même, il est peu utile d’accabler ou d’insulter son/sa partenaire violent·e. Il/elle risque de le/la défendre, et cela pourrait renforcer la culpabilité qu’il/elle éprouve.
Ce qu’il/elle vit est déjà difficile pour lui/elle, et il faut beaucoup de courage pour réussir à en parler. Dis-lui que tu le/la crois, que ce qu’il/elle vit n’est pas normal et que la violence est punie par la loi.
Tu peux lui proposer ton aide, que ce soit une oreille attentive ou un lieu de repli en cas de besoin. L’important est que tu puisses la soutenir sans injonction et la rassurer.
Tu peux lui transmettre les numéros utiles et les associations qu’il/elle peut contacter pour être aidé·e et soutenu·e.
Tu pourras également apporter ton témoignage si tu as été témoin des violences : il peut être utile pour aider la victime à se faire entendre en cas de procédure judiciaire et/ou pénale.
Lorsque tu as connaissance d’une situation de violence dans un couple, il peut t’être difficile de savoir comment te comporter avec l’agresseur·euse. Il est important de ne pas te mettre en danger, mais également de penser aux conséquences possibles pour la victime en fonction de ce que tu pourrais faire.
Par exemple, confronter la personne violente n’est pas forcément une bonne solution : cela risque de retomber sur la victime une fois seul·e avec.
Souvent, les personnes violentes s’appuient sur des allié·e·s dans leur entourage, pour faire passer des messages violents à leur partenaire, et ainsi renforcer son sentiment de solitude.
C’est par exemple le cas lorsque l’agresseur·euse s’appuie sur le groupe pour faire des blagues qui tendent à humilier son/sa partenaire. Tu peux agir dans ces moments-là et souligner que tu ne trouves pas ça drôle, ou encore que tu n’as pas compris en quoi cette blague est drôle et lui demander de l’expliquer.
Il est important de montrer à la victime qu’elle peut trouver du soutien auprès de toi.
Le plus important, que ce soit auprès d’un·e proche victime ou auteur·e de violence est d’être conscient·e de ses limites : tu n’as pas à résoudre toi-même le problème.
- Malgré tes propositions, vous vous voyez de moins en moins. Il arrive même qu’il/elle annule au dernier moment votre sortie.
- Elle/il est systématiquement accompagné·e de son/sa partenaire lors de vos sorties, alors que ce n’était pas dans ses habitudes.
- Elle/il est plus effacé·e en présence de son/sa partenaire. Elle/il parle peu, et/ou se fait souvent couper la parole par lui/elle.
- Elle/il a modifié sa manière de se maquiller ou de s’habiller.
- Tu trouves que son/sa partenaire la/le traite mal.
- Elle/il a l’air fatigué·e et anxieux·se. Elle/il vous parle de problèmes d’anxiété, de sommeil ou de troubles du comportement alimentaire.
- Elle/il a de plus en plus de difficulté à se concentrer ou à mémoriser les choses.
- Elle/il est à fleur de peau et a du mal à canaliser ses émotions.
- Elle/il excuse son/sa partenaire par rapport à des mauvais comportements qu’il/elle peut avoir à son encontre.
- Elle/il et son/sa partenaire se sont quitté·e·s et remis·e·s ensemble à des nombreuses reprises.
- Que ce soit physiquement ou dans la manière de réagir, tu as du mal à le/la reconnaître. Elle/il n’est plus la même personne qu’elle/il était avant de se mettre avec son/sa partenaire.
Avant d’agir, tu peux te tourner vers un dispositif d’écoute ou l’une de nos associations spécialisées pour obtenir de l’aide et des conseils. Tu pourras être conseillé·e pour accompagner au mieux la personne que tu souhaites aider
En cas d’urgence, contacte le 17 !
Il se peut que la personne que tu souhaites aider réponde négativement. Tu pourras lui renouveler ton soutien plus tard. Le plus important est de respecter son rythme, et qu’elle sache que tu seras là pour la soutenir lorsqu’il/elle sera prêt·e et/ou en aura besoin.
Il peut être frustrant de voir un·e proche qui souffre refuser de l’aide. Même si tu ne comprends pas ses choix et ses décisions, il est important de maintenir le lien avec lui/elle, sans la juger et en restant à l’écoute. L’une des stratégies de l’auteur·e consiste à isoler sa victime, ce qui lui permet de maintenir l’emprise qu’il/elle a sur elle. En maintenant le lien tu lui offres déjà une aide précieuse !
Suis-je violent·e ?
Tu te poses des questions sur ton propre comportement ? Le premier pas pour agir, c’est d’identifier de quelles manières tu blesses ton/ta partenaire, et les raisons pour lesquelles tu le fais.
Il existe des dispositifs d’écoute et des professionnel·le·s compétent·e·s à qui tu peux en parler. Ne reste pas seul·e !
Dans la liste ci-dessous, tu pourras trouver une série de comportements qui pourront te permettre d’identifier si tu es dans un schéma de violence :
- Tu cries régulièrement ?
- Tu insultes ton/ta partenaire ?
- Tout ce qui va mal dans votre relation est de sa faute ? Tout ce qu’il/elle fait n’est jamais assez bien ?
- Tu dis régulièrement du mal de sa famille et/ou de ses ami·e·s ? Tu refuses qu’il/elle parle à X parce que tu ne l’aimes pas ou parce que tu as peur qu’il/elle te tompe avec ?
- Tu adoptes des attitudes menaçantes envers ton/ta partenaire ?
- Tu surveilles le moindre de ses faits et gestes ? Tu refuses qu’il/elle sorte habillé·e comme il/elle l’entend ?
- Lors d’une dispute, il t’arrive de casser des objets, frapper dans les murs, d’immobiliser par la force ton/ta partenaire ? Tu t’attaques à des choses auxquelles ton/ta partenaire tient ?
- Tu as déjà frappé ton/ta partenaire ?
- Tu as déjà menacé de te suicider ou de te faire du mal si ton/ta partenaire refuse de faire quelque chose, ou parce qu’il/elle voulait rompre ?
- Tu as déjà poussé un·e partenaire à avoir des rapports sexuels ou certaines pratiques sexuelles, tu ne l’as pas écouté quand il/elle a dit non ?
Si tu te reconnais dans une ou plusieurs de ces situations et que tu souhaites en parler, tu peux contacter les organismes ci-après, ou prendre rendez-vous avec un·e psychologue.
Tu n’as pas à réfléchir seul·e. Des professionnel·le·s formé·e·s pourront t’aider, sans te juger, à comprendre ton comportement violent et t’accompagner à le modifier : rien n’est figé !
Avoir eu des moments de violence ou se reconnaitre comme quelqu’un qui peut devenir violent n’est pas une fatalité. Tout dépend ce que tu en fais.
- As-tu déjà vécu de la violence dans de précédentes relations ?
- As-tu déjà été témoin de comportements violents, ou en as fait l’expérience toi-même par le passé/au sein de ta famille ?
- Ta consommation de drogues ou d’alcool affecte-elle ta façon d’agir ?
Où trouver de l'aide ?
Tu peux trouver de l’aide sur le tchat commentonsaime.fr ou prendre rendez-vous avec un·e conseillèr·e dans un Planning Familial.
Tu peux téléphoner au 08 019 019 11. Il s’agit du numéro national dédié à la prévention par l’écoute et l’orientation des auteur·e·s de violence au sein du couple. Cette ligne d’écoute, gérée par la FNACAV, est accessible du lundi au vendredi, de 9h30 à 21h30, et de 9h30 à 19h30 le week-end.
En Vendée, tu peux contacter la RAPAV (La Roche-sur-Yon), qui est une association de réflexion et d’aide aux auteurs de violences.
06.63.02.60.03 – rapav85@gmail.com